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Une même technique appliquée à des patients différents donnera des effets différents et sera ressentie différemment. Pour une demande physique, concernant la biomécanique ou la physiologie du corps avec douleur associée, la correction structurelle sera parfois insuffisante. Pour une demande émotionnelle, concernant la psychologie du sujet avec souffrance mentale, la correction fonctionnelle et tissulaire répondra souvent bien à la demande du patient. Dans tous les cas, la verbalisation du vécu du traumatisme semble améliorer les résultats. D'autre part, certains patients présentent au cours de la séance ( en technique tissulaire notamment ) ou après celle-ci des réactions émotionnelles surprenantes. Nous avons donc été amené à nous pencher sur la psychologie du patient, à ses réactions psychosomatiques et à l'effet des thérapies somato-psychiques. Si la médecine psychosomatique s'appuie sans conteste sur une réalité neuro-physiologique bien établie, l'impact somato-psychique des thérapies manuelles reste à prouver. Nos premières recherches, en compulsant différents ouvrages, ne nous ont pas permis de trouver d’explication rationnelle à ce sujet car les affirmations émises par les auteurs relevaient plus du domaine philosophique voir ésotérique que scientifique. Nous avons donc poussé nos recherches et essayé de trouver dans la littérature tout ce qui pouvait valider ce que nous constations dans notre pratique quotidienne soit cette action du corps sur l'esprit. Nous avons tout d’abord étudié
la pathologie psychosomatique du point de vue médical et sa
cause : le stress émotionnel et découvert l’action
prépondérante de l’émotion dans toutes pathologies
et, en particulier, dans les atteintes dites « fonctionnelles
». Nous avons poussé, ensuite, nos investigations, afin de comprendre le comportement pathologique de l’être humain et son corollaire : la souffrance, cause du refoulement. Souffrance psychique mais aussi physique. D’autre part, la biochimie appuyée par la physique quantique nous a montré que le corps peut lui-même « vivre » une émotion et que la frontière corps-esprit semble aujourd’hui dépassée. La compréhension de la pathologie émotionnelle nous a alors amené à émettre un certain nombre d’hypothèses quant à l’action possible de l’ostéopathie et à chercher des indices complémentaires pouvant étayer ces hypothèses en complément des apports précédents. Nous avons enfin proposé un protocole de traitement issu de notre expérience. Nous avons essayé, lorsque cela était nécessaire et possible, de clôturer chaque chapitre ou sous-chapitre par une conclusion en rapport avec le mémoire en particulier ou l’ostéopathie en général. NB :Le mot Corps revêt dans ce
mémoire deux significations selon le contexte employé : Ce mémoire est la synthèse et la compilation de recherches fondamentales, scientifiques visant à démontrer l’interrelation étroite et indissociable entre le corps et l’émotion. Devant l’étendue et la
complexité de cette étude, nous avons fait le choix de
nous concentrer sur l’abord de la physiologie afin de dégager
des
grands principes de traitement ostéopathique et donc
de ne pas développer l’aspect anatomique et technique.
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