Liens Utiles

 

Accueil Introduction 
Table des Matieres  
Conclusion   
Liens Utiles 

 

 

 

 

7 APPROCHE BIOCHIMIQUE ET QUANTIQUE

7.1 Système immunitaire et neuropeptides
Juste au moment où les scientifiques pensaient pouvoir isoler les substances chimiques du cerveau et classifier leurs sites récepteurs, c'est le corps lui-même qui fit surgir de nouvelles complications.

Les chercheurs de l'Institut national américain d'hygiène mentale découvrirent des récepteurs tout aussi abondants dans des zones extérieures au cerveau. Dès le début des années quatre-vingts, des récepteurs destinés à des neurotransmetteurs et à des neuropeptides furent découverts sur les cellules du système immunitaire, les monocytes.

Des récepteurs « cérébraux » sur les globules blancs du sang? Une telle découverte était réellement fondamentale. Dans le passé, on pensait que seul le système nerveux central relayait les messages adressés à l'organisme, à la manière d'un système téléphonique complexe reliant le cerveau à tous les organes auxquels il désire « parler ».

Dans ce schéma, les neurones fonctionnent comme des lignes téléphoniques véhiculant les signaux du cerveau, c'est leur unique fonction, que nul autre système physiologique ne peut assumer.

Désormais, il était prouvé que le cerveau ne se contente pas d'envoyer des impulsions se propageant en droite ligne le long des axones, ou troncs des neurones; il véhicule librement l'intelligence dans l'espace intérieur tout entier de l'organisme.

A la différence des neurones qui sont fixés sur des sites particuliers dans le système nerveux, les monocytes du système immunitaire, entraînés par le sang, ont accès à toutes les cellules du corps.

Muni d'un vocabulaire lui permettant de refléter le système nerveux dans toute sa complexité, le système immunitaire semble capable d'envoyer et de recevoir des messages qui paraissent tout aussi divers.

Au fond, si le fait d'être heureux, triste, pensif ou excité nécessite la production de neuropeptides et de neurotransmetteurs dans les cellules cérébrales, les cellules immunitaires doivent alors présenter la même aptitude à être heureuses, tristes, pensives ou excitées.

En d'autres termes, elles doivent être capables d'exprimer la gamme complète des « mots » que les neurones utilisent. On peut en conséquence considérer les monocytes comme des neurones mobiles.


7.2 L’intelligence ou la mémoire cellulaire

Avec cette découverte, le concept de cellule intelligente acquérait une réalité nouvelle. Une certaine forme d'intelligence localisée était déjà connue, celle que l'ADN possède dans chaque cellule.

Depuis que Watson et Crick ont révélé la structure de l'ADN au début des années cinquante, des recherches ont montré que cette molécule extraordinaire, à la complexité quasi infinie, contient sous forme de codes toutes les informations nécessaires à la création et à la préservation de la vie humaine.

Mais on a d'abord pensé que l'intelligence des gènes était fixe puisque l'ADN lui même constitue la substance chimique la plus stable de l'organisme et que, grâce à cette stabilité, chacun de nous est à même d'hériter les caractéristiques génétiques de ses parents ( yeux bleus, cheveux frisés, traits du visage ) et de les transmettre intactes à ses enfants.

Le savoir-faire transporté par les neurotransmetteurs et les neuropeptides représente tout autre chose : l'intelligence de l'esprit, tout à la fois volatile, sensible et fugace.

Ce qui provoque l'étonnement, c'est que ces substances chimiques « intelligentes » ne sont pas uniquement produites par le cerveau, dont la fonction est de penser, mais aussi par le système immunitaire, dont la fonction essentielle est de protéger de la maladie.

Aujourd'hui, les chercheurs spécialisés dans l'étude du cerveau, comme pour matérialiser ce courant à l'aide d'une eau qui serait palpable, ont découvert des cascades de substances chimiques cérébrales. Mais à la différence d'un ruisseau, ces cascades n'ont pas de rivages; elles s'écoulent n'importe où et partout à la fois. De plus, ce flot ne s'interrompt jamais même pendant la plus petite fraction de seconde, d’où la difficulté de son étude.

Les récepteurs cellulaires sont tout aussi difficiles à repérer. Ils dansent sans cesse à la surface de la paroi cellulaire et modifient leur aspect pour recevoir de nouveaux messages; toute cellule peut contenir des centaines, voire des milliers de sites récepteurs et seul un ou deux de ces sites peuvent être analysés à la fois.

La science en a beaucoup plus appris ces quinze dernières années sur la chimie cérébrale que dans toute l'histoire de ce domaine particulier de la recherche, mais nous ressemblons toujours à des étrangers qui tenteraient d'apprendre une langue en lisant des bouts de papier ramassés dans la rue.

7.3 Pensée et changement corporel
Personne n'a pu découvrir de quelle manière la cascade de substances chimiques s'organise pour réaliser toutes les choses que le cerveau peut accomplir. La mémoire, les souvenirs, les rêves et toutes les autres activités quotidiennes de l'esprit restent, pour ce qui concerne le mécanisme physique qui les anime, un profond mystère.


Mais nous savons désormais que l'esprit et le corps sont des univers parallèles. Tout ce qui se produit dans l'univers mental doit laisser des traces dans l'univers physique.

Récemment, les spécialistes du cerveau ont trouvé le moyen de photographier le tracé d'une pensée en relief, à la façon d'un hologramme. Le procédé, connu sous le nom de tomographie à émission de positrons, consiste à injecter dans le sang du glucose, dont les molécules de carbone ont été marquées avec des radio-isotopes.


Le glucose représente l'unique aliment du cerveau, qui l'absorbe beaucoup plus rapidement que ne font les tissus ordinaires. Ainsi, lorsque le glucose injecté parvient au cerveau, ses marqueurs de carbone sont repérés à mesure que le cerveau les utilise. Ils sont représentés en trois dimensions sur un écran, selon un procédé analogue à celui du scanner.

En observant la trajectoire de ces molécules marquées pendant que le cerveau pense, les scientifiques se sont aperçus que chaque événement survenant dans l'univers du cerveau, tel qu'une sensation de douleur ou un souvenir puissant, déclenche une nouvelle disposition chimique dans le cerveau, et ce à plusieurs endroits et non pas à un seul.

Le schéma apparaît différent pour chaque pensée et si l'on élargissait la représentation physique à tout le corps, on s'apercevrait sans aucun doute que c'est l'organisme tout entier qui se modifie, grâce à la cascade de neurotransmetteurs et de molécules messagères associées qui se déversent dans l'organisme.

Comme nous pouvons maintenant nous en rendre compte, notre corps est une représentation physique en relief de ce que nous sommes en train de penser. Ce fait remarquable échappe à notre attention pour plusieurs raisons.

La première, c'est que l'aspect extérieur du corps ne change pas de manière visible avec chaque pensée. Malgré tout, il est évident que le corps tout entier projette ses pensées. On peut réellement lire les pensées des gens sur leur visage en suivant le jeu constant de leurs expressions; on peut aussi interpréter les mille et un gestes du langage corporel comme un reflet de leur humeur et de leur disposition à notre égard.

Les films réalisés par des laboratoires travaillant sur le sommeil montrent que nous changeons de position des dizaines de fois pendant la nuit, obéissant à des commandes du cerveau qui échappent à notre conscience.

La deuxième raison pour laquelle nous ne percevons pas le corps comme le lieu de projection des pensées est que la plupart des changements physiques provoqués par l'acte de pensée passent inaperçus. Ils entraînent des altérations infimes de la chimie cellulaire, de la température corporelle, de la charge électrique, de la tension sanguine qui ne parviennent pas jusqu'à notre conscience.

On peut cependant être certain que le corps est assez fluide pour refléter tous les événements mentaux. Rien ne peut bouger sans faire bouger l'ensemble.

Les dernières découvertes en neurobiologie n'ont fait que confirmer la théorie selon laquelle le corps et l'esprit appartiennent à des univers parallèles.


7.4 Unité corps-esprit

Lorsque les chercheurs ont entrepris d'étudier d'autres domaines que les systèmes nerveux et immunitaire, ils ont découvert dans différents organes, intestins, reins, estomac, cœur, les mêmes neuropeptides et les mêmes récepteurs qui leur sont associés.

On peut également s'attendre à les trouver partout ailleurs. Cela signifie que les reins peuvent « penser », en ce sens qu'ils peuvent produire les mêmes neuropeptides que ceux trouvés dans le cerveau

Leurs sites récepteurs ne sont pas que des plaques adhésives. Ils sont comparables à des questions en quête de réponses, moulées dans le langage de l'univers chimique. Il est vraisemblable que si nous disposions d'un dictionnaire complet et non pas de quelques bribes, nous découvririons que chaque cellule parle aussi couramment que nous.

L'un des chercheurs les plus doués et tournés vers l'avenir dans le domaine de la chimie cérébrale, le Dr Candace Pert , directrice du département de biochimie cérébrale à l'Institut national américain d'hygiène mentale, a fait remarquer qu'il était tout à fait arbitraire d'affirmer qu'une substance biochimique comme l'ADN ou un neurotransmetteur appartienne au corps plutôt qu'à l'esprit. L'ADN est presque autant pur savoir que matière.

Le Dr Pert définit l'ensemble du système corps-esprit comme un « réseau d'informations », rejetant ainsi l'opposition traditionnelle entre le niveau élémentaire de la matière et le niveau beaucoup plus subtil de l'esprit. Existe-t-il vraiment une raison valable de maintenir l'esprit et le corps séparés ?. Dans ses articles, Pert préfère utiliser un terme commun corps-esprit.

Si ce mot est adopté, cela voudra dire qu'une barrière vient de s'écrouler. Pert n'est pas encore suivie par la société scientifique mais la situation pourrait changer rapidement. Il devient chaque jour plus évident que le corps et l'esprit sont étonnamment semblables.

On reconnaît maintenant que l'insuline, hormone que l'on a toujours associée au pancréas, est également produite par le cerveau, de même que des substances chimiques cérébrales comme le transféron ou le CCK sont produites par l'estomac.

C'est bien la preuve que la division si nette de l'organisme en divers systèmes, nerveux, endocrinien, digestif, n'est que partiellement vraie et qu'elle pourrait bien être totalement dépassée dans un futur proche.

Il est aujourd'hui absolument certain que les mêmes éléments neurochimiques influencent le corps-esprit dans sa totalité. Tous les constituants sont liés au niveau des neuropeptides ; en conséquence, vouloir séparer ces zones relève tout simplement d'un mauvais raisonnement scientifique.

Un corps capable de « penser » est bien différent de celui que la médecine traite actuellement. D'une part, il sait ce qui lui arrive, non pas seulement par le biais du cerveau mais partout où se trouve un récepteur susceptible d'accueillir des molécules messagères, en fait dans toutes les cellules.


7.5 Le quantum*
Si l’on perçoit l’importance de la découverte des neuropeptides, la compréhension du quantum est alors proche.

Cette découverte est capitale car elle démontre que le corps est assez fluide pour s’harmoniser avec l’esprit. Grâce à des molécules messagères , des événements paraissant totalement étrangers l’un à l’autre – une pensée et une réaction physique par exemple – deviennent cohérents. Le neuropeptide n’est pas une pensée mais il évolue avec elle, jouant le rôle de point de transformation.

La peur et l’agent neurochimique qui la matérialise sont d’une certaine manière mis en relation par un processus caché, qui donne lieu à la transformation de la non-matière en matière.

C’est le principe de la physique quantique étudiant la lumière qui s’applique à la pensée et au neuropeptide. Comme la pensée et le neuropeptide, la lumière ne peut être à la fois photon, particule sans masse mais concrète et onde, immatérielle.

La lumiére peut agir sous une forme ou une autre selon les circonstances et de ce fait, il faut bien qu’elle soit passée , selon Choppra , « par un détour sous la ligne ». Le raisonnement sera le même pour la transformation de la pensée en neuropeptides. Voir schéma.

Le docteur Benveniste , un immunologiste français, à mené une expérience bien connue : réaction d’un anticorps IgE (libération d’histamine) après mélange avec l’antigène dilué à dose homéopathique donc ne contenant plus aucune molécule( mémoire de l’eau). Cela constitue, dans le même sens, un véritable affront pour toutes les théories non quantiques de l’univers.

7.6 Les personnalités multiples
Cas psychiatriques où une personne souffre d’un dédoublement de la personnalité et passe de l’une à l’autre, son corps subissant les mêmes transformations. Si une personnalité est diabétique par exemple, la personne souffre d’une déficience en insuline aussi longtemps qu’elle accepte cette personnalité. En revanche, les autres personnalités ne présentent aucun symptôme de diabète ; elles ont un taux de sucre normal dans le sang.

Dans un autre cas pouvant prendre une douzaine de personnalités différentes, l’une d’elles lui donne de l’urticaire s’il boit du jus d’orange. Il suffit que ce sujet ait du jus d’orange dans son estomac, même s’il l’a bu alors qu’il assumait une autre personnalité. De plus, si le sujet redevient lui-même pendant qu’il a cette crise d’allergie, les démangeaisons provoquées par l’urticaire cessent instantanément et les plaques commencent à disparaître.

Chacun de nous peut modifier la biologie de son organisme d’un extrême à l’autre. On n’est pas le même, physiologiquement parlant, lorsqu’on est particulièrement heureux ou profondément déprimé. Les personnalités multiples prouvent que cette capacité de changer de l’intérieur est contrôlée de manière très précise.

7.7 Mémoire cellulaire
L’impulsion nerveuse relative à l’angoisse peut se manifester dans l’estomac sous forme d’ulcère, dans le colon sous forme de spasmes ou encore dans l’esprit sous forme d’obsession. Cependant, toutes ces manifestations proviennent de la même impulsion.

L’angoisse se transforme elle-même d’organe en organe mais chaque point du corps sait que cette angoisse circule et chaque cellule s’en souvient. Nous pouvons oublier consciemment nos angoisses mais aussitôt, la sensation est là pour nous les rappeler et cette sensation semble omniprésente.

Selon Janov , de récentes observations chez des patients transplantés semblent indiquer que des cellules elles-mêmes peuvent conserver des souvenirs. Une femme ayant subi une transplantation cœur poumon s’est mise à ressentir d’étranges et irrépressibles envies de bière et de chicken Mc Nuggets.

Vérification faite, il s’est avéré que le donneur avait un fort penchant pour ce régime. Cette patiente faisait aussi des rêves dont le contenu lui était étranger, comportant des personnes qui étaient de toute évidence bien connues du donneur.


Elle a constitué un groupe avec d’autres individus transplantés affirmant avoir les mêmes réactions. Ce n’est qu’une anecdote, bien sûr, mais elle illustre parfaitement l’existence d’une mémoire cellulaire , de souvenirs fixés non dans le cerveau, mais ailleurs dans l’organisme.

Il semble que nos cellules ou nos circuits cellulaires se souviennent des dommages qu’ils ont subis grâce à leur association avec le souvenir dans le système nerveux central. Un enfant battu gardera en lui le souvenir d’avoir été détesté, mais comme ce sentiment est trop dur pour sa sensibilité, il sera refoulé.

Certaines cellules de son organisme, cependant, auront enregistré le traumatisme, et lorsque le refoulement sera levé, elles se réactiveront.

7.8 Système nerveux végétatif et système immunitaire
Felten a remarqué que les émotions ont un effet important sur le SNV qui régit toutes les fonctions organiques non conscientes. Il a ensuite découvert un point de rencontre où le SNV communique directement avec les lymphocytes et les macrophages, les cellules du système immunitaire.

Grâce à des examens au microscope électronique, ce chercheur a découvert des contacts, semblables à des synapses, où des terminaisons du SNV touchent directement ces cellules immunitaires. Ce point de contact physique permet aux cellules nerveuses de libérer des neurotransmetteurs qui régulent les cellules immunitaires et, en fait, échangent avec elles des signaux.


Des données récentes ont montré que les organes lymphoïdes ( thymus, appendice, moelle osseuse, tissu lymphoïde intestinal, ganglions lymphatiques) sont directement innervés par le SNV.

Si on sectionne certains nerfs qui relient les ganglions lymphatiques et la rate ( ou les cellules immunitaires sont emmagasinées ou produites) et que l’on attaque le système immunitaire avec des virus, il en résulte une énorme diminution de la défense immunitaire.

Felten en conclut qu’en l’absence de ces terminaisons nerveuses, le système immunitaire ne réagit pas comme il le devrait. En conclusion, le système nerveux est relié au système immunitaire mais il joue, en plus, un rôle essentiel dans son fonctionnement.

D’autre part, certains lymphokines, hormones ou neuropeptides, produits par les lymphocytes, sont capables de moduler le fonctionnement du système neuroendocrinien. L’immunologiste Ed Blalock pense que le système immunitaire agit comme un organe sensoriel, tel le goût ou le toucher, c’est à dire en transmettant au cerveau des informations. Ce pourrait bien être le « sixième sens ».

Le système immunitaire est donc un cerveau mobile dont les lymphocytes communiquent avec tous les autres systèmes du corps, le cerveau en particulier.

Il existe donc une interaction permanente entre les deux systèmes et les émotions.

7.9 Interaction esprit/cerveau : l’hypothèse des micro-sites

Dans son livre « The miracle of existence» (1984) , Marguenau écrit : « Dans les systèmes physiques très complexes tels que le cerveau, les neurones, les organes des sens dont les composantes sont assez petites pour être régies par les lois de la probabilité quantique, l'organe matériel est dans un état indéterminé qui le laisse accessible à un grand nombre de changements possibles dont chacun possède une probabilité assignable.

S'il se produit un changement qui requiert de l'énergie, ou plus ou moins d'énergie qu'un autre, l'organisme complexe fournit celle-ci automatiquement. II ne serait pas invraisemblable qu'il recourût à l'esprit pour fournir de l'énergie».


Il affirme, en résumé : « On peut considérer l'esprit comme un champ au sens que revêt ce mot en physique. Mais, en tant que champ non matériel, ce avec quoi il présente l'analogie la plus proche, c'est peut-être un champ de probabilité».

L'hypothèse de Marguenau est que l'interaction esprit/cerveau ou conscience/cerveau, deux mondes qui ont une existence tout aussi autonome que celle des mondes de la matière et de l'énergie, est analogue à un champ de probabilité décrit par la mécanique quantique, champ qui ne possède ni masse, ni énergie et peut cependant, dans un microsite, causer une action qui a des effets.

Dans son ouvrage « Evolution du cerveau et création de la conscience», John C Eccles ,prix Nobel de médecine, apporte sa contribution aux thèses de Margenau en écrivant

«Nous proposons d'admettre que la concentration mentale qu'accompagne une intention ou une pensée méthodique, peut produire des événements neuronaux par l'intermédiaire d'un processus qui est analogue aux champs de probabilité de la mécanique quantique».

Grâce aux récentes découvertes qui définissent le mécanisme synaptique par lequel une cellule nerveuse communique avec une autre, il semble, selon Eccles, que ce soit les micro-sites impliqués dans ce mécanisme qui seraient propres à recevoir les effets mentaux analogues à des champs de probabilité quantiques.

«Selon l'hypothèse des micro-sites, écrit Eccles, l'interaction entre esprit et cerveau dépend étroitement de deux caractéristiques remarquables des synapses qui transmettent les excitations dans le cerveau. La première est la structure du réseau vésiculaire présynaptique et le dispositif qui fait qu'il n'y a en général qu'un seul réseau par bouton synaptique.

La seconde est le taux de probabilité de l'émission de molécules par les vésicules synaptiques du réseau, taux qui est inférieur à l'unité, souvent même largement, et susceptible de s'élever ou de baisser. . . » .

D'après Eccles, pour provoquer une exocytose, il suffit de déplacer un petit pan de la membrane double qui n'a que 10 nanomètres d'épaisseur. Si ce pan a une surface de 10 nanomètres sur 10, il constitue une particule de masse 10-18 g seulement, ce qui le situe aisément dans l'ordre de grandeur ou s'appliquent la mécanique quantique

Un calcul fondé sur ces principes démontre pour conclure, la possibilité qu'une des vésicules du réseau présynaptique soit sélectionnée, pour l'exocytose, par une intention mentale agissant de façon analogue à l'action d'un champ de probabilité quantique (Eccles 1992).


7.10 Apport au Mémoire

Nous découvrons dans ce chapitre :

- L’importance de la « conscience » ou « intelligence » du corps indépendante de celle du cerveau mais en relation permanente avec celui-ci.

- La capacité du mental à modifier considérablement la physiologie du corps.

Nous pouvons ici émettre l’hypothèse que notre action, en mobilisant les tissus en général , va stimuler le système neuroendocrinien avec libération de neurotransmetteurs, le S.N.V et donc le système immunitaire par action mécanique, énergétique et quantique.

Les sentiments liés aux pensées que nous réactivons alors par notre toucher seraient à même de modifier à leur tour le comportement des micro-sites des vésicules synaptiques.

Dans ce rapport étroit thérapeute-patient, nous pouvons signaler aussi la notion de l’empathie et du positivisme du thérapeute qui, à la lumière de cette relation « quantique », trouve toute son importance et sa justification.(notion développé aussi par Chopra)


Figure 10 CANNENPASSE-RIFFARD Raphaël :
Biologie , médecine et physique quantique Marco Pietteur éditeur, Résurgence,
Embourg, 1997 p143

haut de page
Précédent: Neuropsy Suivant:Humeur

Jean-luc LASSERRE Ostéopathe DO

 

[Accueil][Introduction][Table des Matieres][Conclusion][liens utiles]

 

Copyright(c) 2004 REAS. All rights reserved.
jeanluc-lasserre2@wanadoo.fr