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11 Hypothèse de traitement
Cependant, cette étude nous prouvent aussi l’importance du corps et donc la nécessité de son traitement qui confirme l’aspect global de notre thérapie. 11.1.1 En cas d’hyperémotivité ( état de lutte ou de fuite) Il faudra : Ces structures étant anatomiquement médianes, centrales et déclenchant une activité orthosympathique, il faudra privilégier les techniques répondant à ces caractéristiques : action au centre du crâne , inhibition de l’hyper-activité orthosympathique voir stimulation du système parasympathique. Nous pouvons citer : technique sur le III éme ventricule, détente des membranes de tension réciproque, roulement bilatéral ou alternatif des temporaux, pompage du IVéme Ventricule, inhibition de l’atlas. En fait, nous constatons que toutes les techniques membraneuses et liquidiennes crâniennes donnent de bons résultats à court terme. Peut-être par le même mécanisme de la perception du corps par l’intermédiaire du fascia ( action des biopolyméres et de propagation liquidienne) , le crâne faisant lui aussi partie du corps. Si nous voulons maintenir les résultats, nous devons là encore associer une prise de conscience mentale ou une verbalisation de la situation émotionnelle. Vérifier le cortex préfrontal Afin de rétablir, le cas échéant, le contrôle du système limbique, nous vérifierons systématiquement l’os frontal chapeautant le cortex préfrontal . Celui-ci, situé dans le quart antérieur du cortex des hémisphères cérébraux : aires FD, FE,FF, répond par sa face inférieure ( cortex ventro-médian et partie inférieure du cortex dorso-latéral) à la base de l’os frontal et pour sa face supéro-externe (cortex dorso-latéral) à l’écaille. Il faudra lever toutes lésions de sutures avec les os voisins entravant la physiologie du frontal et corriger toutes lésions intra-osseuse.. Enfin, vérifier l’intégrité du mécanisme crânien par contrôle de la symphyse sphéno-basilaire, en particulier compression SSB et extension. Là encore les techniques membraneuses donnent d’excellents résultats : détente de la faux du cerveau par une prise fronto-occipitale, équilibration entre les pôles antérieur et postérieur par une prise vomer-occiput.
Traiter les manifestations somatiques En particulier le diaphragme et toute la chaîne du tendon central qui entraînent, par traction ascendante, un état de compression et d’extension de la symphyse sphéno-basilaire
11.1.2 En cas d’inhibition par
refoulement des émotions ( état d’inhibition) Il faudra traiter le corps. Nous avons vu l’importance du corps dans la genèse de l’émotion et l’action que peut avoir l’ostéopathe à ce niveau Nous rechercherons les zones de tension tissulaires « somatisant » les émotions. En général, ces zones se localiseront surtout sur l’axe central du corps, de la base du crâne et la mâchoire jusqu’au sacrum et à la symphyse pubienne en passant par le thorax, le diaphragme et bien sûr toute la sphère viscérale. La technique utilisera de nouveau le principe tissulaire qui traitera alors la manifestation somatique de l’émotion.
Traiter le crâne. Nous retrouvons ici encore l’importance de la reconnexion fronto-limbique qui permettra au patient la compréhension de sa problématique et sa résolution. Ici, le patient sera plutôt dans une prédominance parasympathique. Les techniques crâniennes respecteront donc ce principe. Nous constatons aussi l’existence systématique d’une compression de la base crânienne à traiter en priorité . Nous signalons aussi, selon Caporossi , l’existence de strains verticaux et de rotation externe dans les parasympathicotonie.
Donc test et correction si nécessaire du pariétal, en particulier, dans la partie antérieure pour le cortex somato-sensoriel, la partie postérieure droite pour le cortex pariétal postérieur droit et enfin la partie antérieure de la suture pariéto-squameuse pour l’insula ( située dans la profondeur de la scissure sylvienne). La pérennisation dans le temps des deux états précédents est beaucoup plus grave car les émotions s’inscrivent dans les tissus du corps et la correction sera alors plus difficile. La lésion ostéopathique nécessitera souvent, dans ce cas, une correction structurelle en complément . Mais ceci ne remet pas en cause la méthodologie proposée.
Nous avons énoncer des principes de traitement et n’avons donc pas développer les techniques en détail ainsi que les justifications anatomiques en accord avec ces techniques. Les dystonies neurovégétatives induites par le stress émotionnel peuvent être à prédominance ortho ou parasympathique, voir les deux à la fois et sont à interpréter selon le contexte du patient : typologie, vécu, etc..
Figure 13 : LIGNON Alain D.O :
Schéma montrant
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