Conclusion

 

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Ce mémoire ayant cherché à expliquer l’interaction entre le corps et les émotions, nous avons surtout insisté sur l’aspect de la neuro-psychologie en laissant volontairement de côté le versant anatomique pur. Nous avons alors constaté que l’émotion était l’interface et le lien entre le corps et l’esprit et que le corps était indispensable à l’expression de l’émotion et non pas une simple manifestation de cette émotion.

Si l’ostéopathie est basée, à juste titre, sur l’anatomie, n’oublions pas l’importance que STILL accordait aux fascias, après l’artère et le nerf, dans sa démarche. Or nous avons constaté que c’est par l’intermédiaire du fascia, tissu présent à tous les niveaux du corps et imprégné par l’émotion que nous pouvions comprendre une partie de notre action.

Notre travail sur le fascia agit donc à la fois sur la structure et sur l’esprit du patient. Nous traitons de la mécanique vivante et cette vie dans les tissus est l’expression de l’émotion, base de tous nos comportements..

Nous nous sommes rendu compte au fur et à mesure de l’avancement de ce mémoire que nous avions essayé, tout au long de celui-ci, de prouver et surtout de justifier en fait l’action de l’ostéopathe dans les pathologies dites « fonctionnelles ».

Fonctionnelle pour le monde médical cela signifie non-organique donc anodine, psychosomatique. S’il n’existe pas d’atteintes organiques graves, le médecin estime son travail terminé, sa responsabilité dégagée. Il a raison au niveau légal mais laisse le patient sur sa faim qui va alors chercher d’autres thérapies avec plus ou moins de bonheur.

L’ostéopathe qui pratique des techniques « structurelles », des « manipulations » (pour résumer) allant contre la barrière qu’elle soit osseuse, musculaire, ligamentaire...se considère lui aussi dans « l’organique » ostéopathique mais est considéré par le médecin comme traitant du « fonctionnel » !.

Enfin, l’ostéopathe faisant du « fonctionnel » dans le jargon de notre profession va dans le sens de la lésion, il « aggrave » la lésion avec des techniques « douces » qui font sourire le « structurel ».

Qui a raison, où se trouve la Vérité ? Chacun ayant des résultats, il existe bien une explication rationnelle à cet état de fait.

Nous pensons que chaque thérapeute agit à un niveau différent et que chacun obtient des résultats sur certains patients et pas sur d’autres. Le point commun semble être la prise en charge globale tant au niveau physique que psychique, mais aussi et surtout, la réponse aux attentes de son corps-esprit.

Ce mémoire a donc cherché à expliquer l’interaction de l’émotion avec le corps et surtout d’émettre des hypothèses quant à l’action de la thérapie corporelle sur le psychisme.
Nous pensons que l’efficacité de notre action par rapport à une autre thérapie corporelle tient au fait que nous cherchons et trouvons les points du corps, sièges de la souffrance, expression physique de l’émotion et que nous rajoutons un paramètre dans la correction : l’expression psychique de l’émotion. Cette « alchimie » quantique explique peut être la « guérison »

Cette action existe et toute pathologie est une intrication du psychisme et du somatique. La difficulté est donc de définir quelle est la part de l’un ou de l’autre.

Nous pensons que l’ostéopathe peut agir à l’interface des deux pathologies et qu’il doit pratiquer les deux approches. Il doit donc être capable de manipuler une 8eme vertèbre thoracique et d’équilibrer un foie en faisant ressortir de la colère.

Son action s’arrête cependant là où commence celle des autres. Nous ne pourrons qu’aider les patients avec une pathologie organique ou psychiatrique importante.

Le médecin agit, grâce aux médicaments, molécules chimiques, sur la biochimie du corps et aura une action tant physique que psychique. Le « psy » intervient, lui aussi, sur les deux composantes de l’être humain grâce à sa thérapie puisqu’il traite l’esprit, ce qui secondairement traitera le corps.

L’ostéopathe peut logiquement, lui aussi, influer sur la santé totale de l’individu en traitant la structure et en rétablissant la fonction du corps.

Nous pouvons aussi établir une passerelle entre les psychothérapies et l'ostéopathie. En effet, d'une part, nous appliquons les mêmes principes de traitement : recherche dans le passé des causes ayant entraînées la pathologie du patient et revécu de la sensation primaire. D'autre part, les "psy" trouve dans le corps physique un support au psychisme et les ostéopathes trouvent dans l'émotion une cause au perturbation physique.

Chacun possède donc son champ d’action spécifique qui est complémentaire des autres et donnera des résultats en fonction de « l’histoire » du patient..

Nous ne doutons pas que les hypothèses émises dans ce mémoire trouverons dans les prochaines années des preuves expérimentales par une collaboration fructueuse entre ostéopathes et chercheurs.

Ce travail pourrait faire l’objet de futurs mémoires développant des protocoles de traitement, validant nos hypothèses, que nous n’avons pas pu mettre en place dans cette étude déjà très complexe.


ACTION DES TECHNIQUES OSTEOPATHIQUES
En fonction de la Pathologie :
Psychosomatique
Fonctionnelle
Emotionnelle


Figure 14 SCHEMA PERSONNEL

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Jean-luc LASSERRE Ostéopathe DO

 

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